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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:18

La France compte,  à elle seule, près de 40% des communes de l’Union européenne, soit quelque 36 000 communes (Allemagne : 12 196 ; Italie 8 101). La population médiane de la commune française, est de 423 habitants (139 dans la Drôme), contre 2300 en Italie et 11 000 en Belgique. Dans la Drôme, 86 communes comptent moins de 100 habitants et six, seulement, sont peuplées de plus de 10 000 Habitants (Insee).

L’atomisation communale française est-elle une bonne chose pour la démocratie ?

Le dictateur napoléonien ne prisait guère les contre-pouvoirs. Il a donc fait des maires faibles, des communes petites, nombreuses et faciles à soumettre.

Communes si petites qu’il arrive, dans les territoires ruraux, que le foncier soit contrôlé par une ou deux familles. Au sein du conseil municipal, on maquignonne entre soi dans un quasi huis-clos. Passe-droit, arnaque à la Pac, détournement de fonds public… L’omerta joue à plein.

Tous les élus ne seraient pas pourris. Seules les élites politiques le sont : le scandale public chaque jour le montre un peu plus. Marianne pue du bec ; elle a aussi les dessous sales.

L’hexagone compte  de florissantes multinationales, dans des secteurs essentiels à la vie publique : eau, énergie, assainissement… Déraisonnablement puissantes, elles constituent de véritables cancers x métastasés au cœur de la démocratie. C’est pour elles une friandise que de rouler dans la farine des édiles, trop faibles, trop petits, trop nombreux, dépourvus de l’expertise et du poids politique nécessaires pour résister à leur hégémonie néo-féodale.  

Il est encore un autre lieu où l’inflation communale se révèle nuisible à la démocratie : le Sénat.  Les édiles municipaux sont  grands-électeurs à la Chambre « haute » : ils constituent 95 % du collège électoral (162 00 grands électeurs). Or la démographie des conseils municipaux, spécialement ceux issus des plus petites communes, est fortement biaisée au profit de retraités aisés. Ceci au détriment des jeunes et des actifs. Ces éléments pèsent fortement sur la vitalité de notre démocratie, sur sa capacité à relever les défis de la modernité.

Réduire le nombre de communes, accroître leur population, c’est bien renforcer la démocratie. C’est permettre l’existence en leur sein de véritables contre-pouvoirs. C’est leur donner la capacité de mieux résister à l’avidité sans frein des multinationales, de mieux défendre leur population face à l’Etat. C’est faire sauter le verrou rétrograde du Sénat. C’est encore améliorer le statut de l’élu, grâce à de meilleures rémunérations, permises par la réduction de leur nombre, autorisant ainsi le rajeunissement et la diversification sociale des édiles.

Les regroupements de communes, objectera-t-on, vont dans ce sens. En réalité, on ne fait qu’ajouter chaque fois une couche de plus au mille-feuilles. La démocratie n’en sort pas grandie, mais bien diminuée.

Enfin, dans une perspective de révision et de progrès constitutionnels, seules des communes suffisamment peuplées permettront que s’expriment pleinement les avantages multiples du tirage au sort de la représentation politique.

 

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 17:01

Le suicide est le propre de l'homme

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 14:29

Il a laissé sa femme s’occuper des ses enfants. C’est un mâle : rien de plus classique. Bouddha lui même  a abandonné femme et enfant, leur préférant son salut.

Etudiez bien la vie de ceux que l’on croit des grands hommes. Ils le furent parce qu’ils se préférèrent à tous les autres. Leur grandeur nous fascine et nous aveugle.  En réalité, nous n’admirons que l’extraordinaire enflure de leur égo. Nous souhaiterions, comme eux, jouir sans entraves, loin de tous souci, loin de tout scrupule, vierge de tout doute , affranchi de toute barrière morale. 

Mais si tous nous étions ainsi de purs monstres d’égotisme, il n’y aurait plus de société. Nous serions alors, chacun malheureux, tous seuls.

Par nature, le serpent hypnotise la proie qui, par nature, se laisse prendre.

Voilà l’état présent de l’humanité (je résume).

Comment sortir de ce trou sombre, où le chef humain ressemble à un loup, le combat politique à un affrontement de testostérone, alors que nous surplombent de gigantesques périls ?

Changeons de paradigme, bonifions nous, chacun, et tous ensemble

Comment ?

En mettant au cœur de nos constitutions la mécanique du hasard, le tirage au sort.

Pourquoi ?

Parce que le hasard en sait plus que nous.

Il reflète les lois les plus générales et les plus fines imprégnant l’univers.

Il est au cœur de nos comportements.

Il est notre chance.

Il contient le futur.

Il nous sort de cette fatalité de croire que nous sommes plus géniaux que Dieu, plus puissants que la Nature. Il nous délivre de cette illusion tout animale qui nous conduit à l’extinction.

La hasard est Il expérimentable, explorable.

Il nous contraint. Mais il laisse partout ouvert un liseré lumineux autour du nuage obscur de l’impératif déterministe: il  la chance, la liberté, l’occasion de surmonter l’aliénation de notre animalité. Sortons de la bestialité. Fuyons notre animal. Quittons le loup. Abandonnons les rois. Faisons nous humains, femmes, hommes, enfants.

Le hasard - sa traduction politique est le tirage au sort - est cette ouverture dans la contrainte physique, biologique, sociale, où l’homme, s’il le veut, peut insinuer marginalement sa liberté, sa volonté.

Encore faut-il que nous sachions, dans un univers indifférent à tout sens, où aller, que vouloir.

Pour cela il faut que nous affrontions la question de notre nature et notre destin collectif.

Que nous voulons en tant que singularité humaine perdue dans les immensités galactiques sur une planète finie ?

Où nous voulons aller et comment faire ?

Le hasard reflète toutes les lois de l’univers, contrainte et ouverture, où insérer, chance après chance, de sages décisions humaines, fruits de délibérations démocratiques, démocratiques parce que le hasard préside à leur composition. Le principe est le moyen.

 

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 21:55

         

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 20:56

 

 

 

 

 

 

J’ose enfin exposer au grand jour

un tourment qui me hante

au soir, j’ai beau compter les moutons

le sommeil se refuse

mon esprit se heurte à cette question :

puisque le chat retombe toujours sur ses pattes

et la tartine toujours côté confiture

quelle chance y a t-il qu’une tartine

ficelée au dos d’un chat

retombe côté confiture ?

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 21:59

Si l’on pouvait, par quelque impossible miracle, dépouiller la phénoménalité de tout ce qu’elle comporte justement de phénoménal, de tout ce qu’elle comporte de brisures, détours, constructions et élaborations, que verrions nous ? Que verrions-vous, si nous tournions ce regard miraculeux dépouillé de toute élaboration phénoménale par laquelle le monde se présente à nous ? Que verrions-nous, si par pure hypothèse, notre regard intérieur embrassait la chose en soi ?

Ce regard interne probablement verrait en dedans ce qu’il voit au dehors lorsque nous plongeons nos yeux vers les confins de l’univers. Notre fonctionnement mental ressemblerait au spectacle de la nuit étoilé : clignotements d’étoiles, vibrionnement de galaxies, danse corrélée d’étoiles doubles, etc.

Telle est la position de Poincaré, ou de Souriau, pour qui toute la physique est d’abord prolongement du corps : la physique est la projection externe du physique. La réification de ce savoir comme objet purement externe – telle est la position de la science contemporaine – recèle, implicites, de purs partis pris métaphysiques, largement occultes, aux redoutables conséquences pratiques et politiques. Ces partis pris inconscients sont pour leur part, et de part en part, tout pétris de croyance  irrationnelle. Ils se nourrissent de l’immense inculture philosophique de prétendus scientifiques, qui pour leur large majorité, ne sont au mieux que des techniciens. 

Poincaré fait exception. En affirmant que toute expérience ne peut s’analyser in fine qu’en prenant en compte les muscles, la main, le geste, l’œil, la structure cérébrale dans ses replis les plus lointains – et notamment la source quantique de la pensée et de la représentation – le physicien  rejoint ainsi la thèse que Schopenhauer développe  dans « Le monde comme volonté et comme représentation ». Il rejoint l’expérience intérieure que décrivent certains yogis, qui au plus profond de leur méditation contemplent intérieurement un paysage qu’ils décrivent si semblable au ciel étoilé.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 14:09
Oxymore : « un projet démocratique adapté à l’Europe ». La thèse se détruit d’elle-même. La démocratie ne saurait être qu’auto-instituée par les populations elles-mêmes, de sorte que personne ne peut prédire quelle forme ces démocraties adopteraient. Si la prétendue Europe doit en être le contenant impératif, il ne s’agit pas de démocratie, mais bien de ce que nous avons sous les yeux, savoir la captation quasi mafieuse du marché européen par des élites cyniques et cupides, et les hauts fonctionnaires qui les servent dont le recrutement, contrairement à ce que prétend l’auteur, est le reflet endogamique des ces prétendues élites. L’union des européens est un projet désirable, mais trahi par ces oligarchies, parce que justement les sociétés européennes ne sont que de pseudo-démocratie (à l’instar de la Chine et de la Corée du Nord qui sont des démocraties…populaires, selon la distinction-identité établie par René Rémond).
Le projet européen – désirable répétons-le – ne se fera mais qu’avec l’assentiment des peuples. Or, il s’établit aujourd’hui sur ce véritable coup d’Etat qu’a été la répudiation du referendum ayant refusé le traité de Maastricht. La démocratie n’a pas à se plier à « l’Europe », mais c’est bien à l’Union européenne d’intégrer, de synthétiser, les démocraties européennes. Démocraties qui ne sauraient être fondées que sur le tirage au sort des représentations nationales et des corps de contrôle, qu’il serait loisible d’étendre à des ensembles continentaux. Car souvenons-nous, la Chine et la Russie sont là pour nous le rappeler, que les ensembles politiques vastes semblent exiger des pouvoirs centraux forts, voire dictatoriaux.
L’abolition élitiste de la peine de mort par Mitterrand et le grand bourgeois Badinter n’est nullement un pilier de la démocratie : c’en est une trahison de plus du Peuple par ses pseudo-représentants. Mitterrand n’est jamais que le père spirituel de Hollande ! C’est au Peuple, par referendum, de décider s’il souhaite ou non supprimer la peine de mort. Prétendre le contraire, c’est faire dire au violeur que sa victime a trouvé du plaisir à être violentée. Il ne sert de rien de hâter artificiellement la maturation des idées et celle de la conscience populaire, quand par ailleurs toutes les élites conspirent pour l’aliéner. La situation politique déplorable et délétère que nous connaissons aujourd’hui est le résultat de ces viols démocratiques : viol du referendum populaire et morgue des élites qui prétendent savoir ce qui est bon pour le Peuple et parler en son nom.
Certaines royautés africaines faisaient accompagner leurs monarques de hallebardiers charges de les décapiter au premier ordre du Conseil des anciens. L’institution contrebalançait l’énorme pouvoir remis par la population entre les mains du monarque. Elle équilibrait l’immense pouvoir qui lui était confié, le décourageant d’en abuser. Nous devrions nous inspirer de cette saine institution. La décollation de Louis XVI est la rétribution méritée et juste de sa collusion avec l’étranger, de sa trahison. Devraient rester passibles de la peine de mort les principaux responsables politiques. Car cette peine est commensurée au pouvoir remis entre leurs mains, pouvoirs dont la magnitude les mets en position de commettre des crimes immenses.
Détourner à son profit des fonds public, ourdir dans le secret des complots financiers multinationaux, user de fonds secrets aux fins de propagande électorale sont des crimes aux conséquences collectives désastreuses. Ces crimes vicient la démocratie touchent tous les citoyens, étalent leurs répercussions sur plusieurs générations, détournent l’histoire du cours qu’autrement elle aurait pris.
Que plane constamment sur la têtes des puissants l’ombre de la guillotine ! Voilà une précaution dont ne peuvent se dispenser les démocraties. C’est ainsi qu’on purgera nos institutions, nationales ou supra-nationales, des maffias – elles sont sous nos yeux – qui les pervertissent. C’est ainsi que nous pourrons progresser collectivement vers la démocratie réelle et authentique : nous n’en avons aujourd’hui que des ersatz, dont la plus putride et dangereuse est bien cette prétendue « Europe ».
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 20:31
Le lavabo

Nique la panique

Incendie, feu, flamme, femme, flemme, fifrelins,

ploc, ploc, ploc, une fuite…

le lavabo

torture de la goutte sous le siphon,

sirop typhon, sirop typhon,

universelle panacée

une prune en pleine lune

et derrière la balle le cône net

de la cervelle pulvérisée.

Que reste-t-il de la pensée ?

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 19:20

Je suis né avec aux tripes l’intuition du désastre imminent.

J’ai longtemps cru que ce désastre ne concernait que moi.

Mais aujourd’hui il faut se résoudre à accepter

que le désastre nous concerne tous

et que l'action s'impose.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 10:59
 boudin boudha boudant

Le boudisme

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