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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 16:23

« Encore des petits pois ! Satanés petits pois ! » grommelle Marco dans sa cellule. « Ça roule sous la fourchette. Impossible de manger ça avec des baguettes !

-« Tu ne le saurais pas si tu n’avais vécu en Chine », remarque son compagnon. « Tu n’as qu’à faire un tas ».

- « Mais combien de petits pois faut-il pour faire un tas ? A partir de combien des petits pois sont un tas ? Selon que tu te sers de la fourchette ou des baguettes, les questions ne sont pas les mêmes ».

« C’est comme cela qu’on en arrive à douter de tout, des murs de la cellule, de l’heure qu’il est, du temps qu’il fait. Doute-t-il déjà le nouveau-né dans son berceau, qui suit d’un regard neuf les montants de bois, le ciel de pilou, et très loin, très haut, très floues, les craquelures au plâtre du plafond qu’il ne sait pas exister ? Sait-il même qu’il peut douter ? Son regard explore : il y a quelque chose à parcourir, quelque chose qui explore, et les deux se rencontrent dans le regard. Voilà le premier espace, le premier temps, où l’émotion et le sens encore dans l’émotion de la rencontre sont une seule pâte. Oui, l’atmosphère de ce premier contact contient le drame humain : la perte, la peur, le doute, la joie, l’amour, l’appétence du sens. »

« Les émotions sont les racines des idées. Elles sont peu nombreuses, mais finissent par faire des forêts qui nourrissent d’autres forêts, des justifications de justifications qui bourgeonnent comme le chou romanesco, et parfois font des cancers. »

« Le doute n’est pas un cancer. C’est une purge, une purge douloureuse où le sens et la vie peuvent se perdre ou bien l’apaisement se trouver. Une fois lancé, le doute infeste tout. Il prolifère. Il contamine par contact. Manger, mais comment ? Pour quoi ? Le berger compte ses brebis une à une. Où est la mère de toutes les mères ? Où est l’œuf vierge et fécond ? Ce sont toujours les mêmes questions sans fond, les mêmes réponses sous la variété des atours, les mêmes ornières sous les mêmes arches, déguisées à la mode du temps. Sont-elles là comme l’écho d’un vrai séparé ou seulement l’histoire de la rencontre ? »

« Le bébé n’a pas besoin de se savoir un regard pour voir et rencontrer. Y a-t-il un piédestal d’où il contemplerait un monde dont il serait innocent ? Jamais ! Le monde et son regard sont une seule chose. Et pourtant, comme les pôles, des abîmes séparent le monde et le regard. Ils sont deux : mais il y a toujours une figure cachée. Ils sont le tout et la partie, le centre et la périphérie, l’origine et l’histoire, l’instant et la durée, mais pas tout. Oui, on ne connaît jamais que la rencontre présente et renouvelée, argile de la durée et sédiments qu’on appelle histoire. »

« Certains tiennent que l’histoire fait le présent, d’autres que le présent la fait. Renaît-on neuf ou bien déjà usé ? On mange avec des fourchettes plutôt qu’avec des baguettes. On peint la pierre ou on la taille, à des âges et des présents différents. »

« Qu’elle est bonne la joie ? Pourquoi devoir quitter ses racines pour l’expérimenter ? »

« Les racines communes à toutes les idées ne sont-elles que le trajet du germe, le chemin de la rencontre qui a produit ces belles figures? Ou bien résonnent-elles en nous comme le miroir du tout ? Mais même alors, je doute encore. Nous n’avons pas la puissance du Tout [1]. Alors, notre génie pourrait-il être infini, nous restons ignorants. Il n’y a pas de doute là-dessus. C’est une bonne nouvelle : il n’y a aucun sens à ce qui nous entoure, sauf celle de la rencontre du regard et de la chose. Le monde n’a aucun sens à nous donner : à nous de choisir ».

Marco fit une pause.

« Le pivot de cette racine, le minimum, c’est le cogito ergo sum,. Ergo ni cogito ne font partie du connaître : ils sont. Deux sujets indubitables au sein du tout, car même le plus profond des fous souffre en au moins un point du tout. »

« Qu’importe que le tout ait un sens ou non, qu’importe l’immensité irréductible de notre ignorance. Sur le fondement de nous savoir au monde, nous pouvons nous choisir un sens. Un sens uniquement humain bien sûr, écrasé d’animalité et d’obscures lois physiques, mais libre de se choisir un orient, et le cours de son temps et son présent. »

« En Chine, j’étais un étranger libre, en Italie je suis en geôle. Ce n’est pas la pierre qui m’enferme. Ce ne sont pas les balistes, les trirèmes, les palans, les amphores, les clepsydres. Ce ne sont pas les guerres de Venise et de Gênes : tout cela c’est de la matière inerte ou des concepts et des mots : nos gardiens sont de chair et d’os ! Des loups habillés en civil, ils font la guerre pour des manteaux plus riches ! Trois ans déjà entre ces murs où courent mes souvenirs et ta main qui écrit, trois ans à chercher un sens à ma vie disloquée, assailli par le doute qui remonte jusqu’au sein ».

Je ne suis pas pressé. La lune et le soleil ne le sont pas.

Personne ne va plus vite que ses jambes.

Si le lieu où je vais est loin, je n’y suis pas sur le champ [2]

« Comprendre. Avoir soif de savoir : ce n’est pas une maladie. Mais savoir à tout prix, comme une compulsion, qu’importe les conséquences, oui ! »

« Pour nous, les hommes d’Occident, le temps est une pâte, une matière percolée de temps où courent nos vies, nos morts et notre quête de sens. Notre temps intime et théorique est tendu entre un début et lié intimement à la matérialisation du monde, plutôt que son idéation que préférèrent les ères énormes où la durée importait peu. »

« Cette soif là, ce temps-là, viennent d’une césure, comme celle de l’enfant trop tôt sevré, interdit d’ombilic, court le reste de son existence après son origine. Privé de celle-ci, il ne sait qui il est. Notre irréfragable besoin de savoir est comme une course pour ressouder les extrémités du temps. Pourquoi avoir quitté le bleu des limbes ? Comprendre enfin pourquoi éden s’est refermée sur nous. Alors, comme il a une origine, ce temps d’Occident réclame un achèvement. Il réclame une fin, apothéose ou armaggedon. On la rêve donc : et ce rêve fait un appui. Sans lui, nous basculerions dans l’effroyable angoisse de l’innommable. Ce temps, notre temps à nous Européens modernes a bien la même fonction et la même réalité que le temps du rêve aborigène, quoique des abysses les séparent : ils sont un mythe du temps. »

« Insectes punaisés sur nos planches et contemplant le défilement du présent par l’étroite fente de nos consciences, nous sommes impotents et obtus. Nous pouvons bouger les yeux pourtant, déplacer le regard de l’esprit au moins, ce qui est beaucoup. Et selon que le soleil brille de sieste ou pivote sur l’aiguille du cadran, ici ou là-bas les foules et les peuples parcourent à leur manière l’histoire qui fuit et le présent qui demeure. »

« On peut donc changer l’histoire, faire du présent mauvais ou bon usage. Nous pouvons user de notre liberté de créer les formes de notre futur. Avec l’assurance que le présent heureux, tout de suite, maintenant, là, toujours, patiemment construit, est la sûre recette de la longévité. L’intention qu’on a de servir le sens, le bien, le beau, l’équité, la justice, l’harmonie, la paix, l’amour, la vie, le présent est éternellement valide, comme l’est le lourd poids de nos tares aussi. »

« Il n’y a aucun sens nulle part sauf celui que nous nous donnons. Aucun présent que celui dont nous jouissons. Même sombre le présent est plaisir par le seul fait qu’être au présent est plaisir. La crainte, la perte, sont mauvaises conseillères. Elles pervertissent le temps, elles font croire à l’histoire. L’angoisse pour se calmer les tripes se trouve une origine, une durée et une fin, molles et trompeuses, mais qui l’apaisent. La vie heureuse et le présent sans histoire se confondent. Il n’y a plus de travail, juste le labeur créatif dont chacun a son juste fardeau. Si ce n’est pas le cas, c’est que l’histoire nous trompe. Ce n’est pas le bon tempo pour durer. Durer n’est pas désirer durer. Ce n’est pas la crainte de ne pas durer, mais casser les murs parallèles du temps, entre origine et fin, pour au mitan reconnaître et jouir du présent en abandonnant l’illusion, comme Bouddha les paupières, qu’un acteur est au centre. » Marco bailla.

[1] Marco anticipe ici Cantor.

[2] Fernando Pessoa, le Gardeur de troupeau

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 21:43
Macron ou creux ?

L’esprit courtisan est fortement répandu parmi ceux qui devraient en être le plus immuns : les journalistes. On entend ainsi dire que le nouveau ministre de l’économie, le jeune Macron, connaît l’entreprise. Les chefs d’entreprise ne l’acclament-ils pas ? On entend dire qu’il est compétent : n’a-t-il pas vendu pour le compte de Rothschild telle multinationale ?

Mais tous se trompent : Macron ne connaît pas l’entreprise. Il connaît certaines entreprises : celles que dirigent ses potes de l’Ena, qui eux ne connaissent également que certaines entreprises. Quelles sont-elles ? Mais celles bien sûr où l’on ne trouve aucun entrepreneur, seulement des salariés, des pantouflards, des profiteurs, qui n'ont jamais rien entrepris, au sens noble du terme, jamais pris ce risque que connaît l'entrepreneur d'une perte substantielle voire totale des ses avoirs.

Ils connaissent ces entreprises qu’on intègre par copinage et non par le mérité. Celles qui ne paient pas d’impôt, servent des dividendes mirobolants, et ne créent pas d’emplois mais investissent dans des robots.

Macron sait vendre des multinationales. Mais à part ça ? Macron serait compétent ? Ah bon ? Il faut donc admettre que l’état déplorable de la France, l’absence depuis 20 ans de croissance, un chômage chronique élevé et qui explose, une société fracturée, il faut donc admettre que tout cela est le résultat d’immenses compétences. Pour être juste toutefois, ce beau résultat doit être inscrit à l’actif de la clique énarchique, de son talent, de son génie, de son efficacité.

Tout comme le brillant de l’économie française, sa vivacité éclatante, sont probablement à mettre au compte au des riches. Ne nous dit-on pas qu’ils sont le moteur de l’économie, la section la plus active et dynamique de la société française ? Comme ces riches sont de plus en plus nombreux, il faut donc en conclure que l’économie française est de plus en riche et performante.

Une question : qu’appelle-t-on idéologie ? L’idéologie place l’idée devant la réalité. Si l’idéologie dit que le charbon est blanc, c’est que le charbon noir se trompe de couleur.

Macron est doué et compétent. L’économie française n’a jamais été aussi brillante.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 09:23

En matière de compétitivité, si nous ne nous suicidons pas nous-mêmes , ce sont les chinois ou les américains qui nous tueront.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 09:39
Tulipes et trading  haute fréquence

Nous sommes – c’est une évidence – au Pays bas en plein XVIIème siècle et les spéculateurs vendent les oignons au prix de carrosses royaux.

La monnaie électronique haute fréquence – on s’en rendra compte bientôt tant il est vrai que la catastrophe éclaire la vérité dans la fulgurance – la monnaie électronique après tout n’est pas autre chose que les tulipes bataves. Un beau jour, beau pour le plus grand nombre, funeste pour certains, on se rendra compte d’un coup que ces signes électroniques ne valent rien. Qu’il y a en a tellement que rien ne vient en contrepartie assurer leur valeur. Que personne ne donnerait plus que des clopinettes en échange de ses signes virtuels ! L’étrange de tout cela est la répétition de ces crises, parfaitement prévisibles.

Comment, si leur répétition est si sûre comprendre que ce genre de crise se reproduit encore et toujours. Il ne faut y voir d’autres raisons que le fait que le législateur n’est pas le représentant du peuple, fût-il élu. Surtout s’il est élu. Il est l’homme lige d’une oligarchie à qui la crise profite. La crise, dans sa phase ascendante, quant bat à plein la spéculation, leur profite. Et quand la bulle éclate, que l’activité s’effondre, ils profitent encore en rachetant à vil prix les biens de ceux auxquels le travaille manque, auxquels le capital manque pour traverser la tempête.

Oui, c’est bien parce que le politicien est la chose du marchand que les crises se répètent. Il n’y a donc pas d’autres moyens que de changer le politicien. Non pas l’homme. Il sera bien vite remplacé par une autre créature que le système bien vite moulera à sa forme.

Non c’est le système politique entier, et notamment le mode de désignation du représentant politique qu’il faut radicalement améliorer. Et comme résisteront les possédants, comme ils s’agiteront en coulisse pour que perdure l’obscurité, ceux dont le pouvoir en capital est celui pour un seul homme de dizaines, de centaines, de millions de personnes, il faudra en urgence saisir leurs biens et s’assurer de leurs personnes.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 22:00
"...la catastrophe est la vérité à l'état de fulguration…"

"...la catastrophe est la vérité à l'état de fulguration…"

Je reviens sur ces mots de Julien Coupat.

Une phrase lourde de vérité assurément. L'humanité n'a connu jusqu'ici que des catastrophes limitées, comparé à ce qui vient.

Tchernobyl fut une catastrophe. Elle aurait pu être des cataclysmes. L’Europe entière et l’Ouest de l’Eurasie seraient devenus inhabitables. Pour Tchernobyl, il s’en est fallu d’un cheveu. Il s’en est fallu de l’épaisseur d’une chappe de béton, cette chappe qui soutient comme un chaudron le cœur nucléaire brûlant. L’uranium en fusion aurait pu percer le chaudron, et s’enfoncent dans le sol aurait déclenché dans une gigantesque explosion des centaines de fois plus puissantes que les énergies dégagées lors de l’explosion du réacteur hors sol . Ensuite, l’uranium s’enfonçant et se nourrissant du sol lui-même aurait pu brûler des milliers d’années, entretenant un feu toxique pour le vivant. Pour Fukushima, rien n’est dit encore.

Les physiciens d’élite qui ont procédé à la première détonation aux USA connaissaient cette possibilité terrifiante. Ils l’ont fait. Comme Mengele, les scientifiques sont des êtres rationnels. Il fallait alors se débarrasser du nazisme. S’il pouvait exister une conscience quand l’homme sera fini capable, elle nous dirait que nazisme et atome sont concomitants, qu’il n’y a pas entre eux de lien de cause à effet, mais qu’ils sont un même moment.

Ni la première détonation atomique, ni Tchernobyl ne furent des cataclysmes. Mais les centrales s’usent. Les déchets empoisonnent déjà nos vies comme ils empoisonneront celles des milliers de génération à venir. Il n’y a aucune bonne solution au problème des déchets. Je vis, tu vis, avec tes enfants, conjoint, amis à proximité d’une centrale nucléaire. Tchernobyl ne fut qu’un soufflet, un avertissement.

L’explosion cataclysmique est de plus en plus probable. Qui ne vieillit pas ? Seul le filtrage myope des certitudes technocratiques et l’obséquiosité des media de masse, eux-mêmes reflets du défaut démocratique, nous font gober qu’il existe une sécurité nucléaire.

Explosion ! Rassurez-vous tout est prévu. Des décrets passés inaperçus permettront de filtrer les périmètres. Les familles seront séparées, pour ne pas contaminer, comme jadis lorsqu’on construisait des murs très longs autour des régions pestiférées. Nous serons autorisés – un droit nouveau – à consommer de la nourriture infectée. En effet, tout le territoire étant infecté, il faudra consommer ce qu’il y a. Tout est prévu, par décret !

La catastrophe nucléaire est de plus en plus probable. C’est tout simplement le temps qui joue, l’empilement d’entropie. La catastrophe nucléaire dévoilera au fond la latence d’une crise plus profonde comme elle engendrera en cascade d’autres crises en latence, industrielles, alimentaires, pandémiques, sanitaires, sociales, qui couvent partout sur la planète, jusqu'au risque de l’emballement chaotique.

Explosion ! Au-delà de ces contingences de nourriture, imaginez. Sous un tel cataclysme, ce serait, oui, une fulgurance. Tout deviendrait clair. L’opinion en masse – ou ce qu’il en resterait - ouvre les yeux. La crise ramassée dans la transparence des erreurs accumulées sur des durées immenses ! Le voile choit. Tout bascule. On découvre que tout l’indiquait, que c’était annoncé, prévisible. On pèle la peau de nos enfants irradiés et l’on comprend qu’on ne les a pas aimés en se contentant de croire que le nucléaire était bon comme on nous le disait. On comprend qu’on n’est pas innocent de l’erreur. Soixante ans. Voilà la durée de l’ère nucléaire. Elle précède deux siècles d’industrialisation, sept siècles de colonialisme européen, vingt-quatre siècles d’agriculture, deux-mille siècles en gros d’humanité, deux millions d’années seulement. C’est très peu. Dommage que ça s’arrête là.

Septembre 2012, juillet 2014, octobre 2017

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 19:08

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 23:14

Il y a deux sortes de mathématique. D’abord celle qui s’intéresse à sa propre origine, celle dont le seul but est de dépasser la limite de l’axiome. Dépasser l’évidence mécaniste, perforer l’évidence, telle sera le but d’une telle mathématique. Inutile de préciser que cette perforation n’apportera aucun progrès, si le progrès se conçoit comme une domination de l’un envers l’autre, : si elle signifie dominer l’univers, dominer l’autre.

 La seconde sorte de mathématiques est celle du développement : dans cette seconde sorte, il ne s’agit que de déployer des théorèmes préexistants (Geb, Schopenhauer). Rien de neuf n’en ressort que de l’extrapolation des présupposés axiomatiques. Cette mathématique là est dans son expression parfaitement idéologique et politique. On peut ainsi, à titre d’exemple, se servir du paradoxe de l’intrication pour développer des systèmes de cryptage financiers dont les applications sont parfaitement asociales et anthropologiquement mortifères. Cette mathématique là est l’expression du désir humain de s’anéantir lui-même. Sans jamais reconnaître que tel est son fondement. Cette mathématique comporte comme axiome  muet la négation d’un tel désir.

Or pourtant, il ne pourrait exister de mathématiques sans le désir. Nier le désir comme but de la mathématique revient donc à la faire chuter dans la fatalité. Elle sera notre Loi, l’absolue nécessité. Cette  mathématique reste toujours sous de neufs oripeaux celle par laquelle le Ciel nous envoie un Roi Soleil.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 22:24

L’idée d’une date à leur origine n’effleurait pas les sociétés souches. Elle leur eût parue grotesque.  De toutes, elles durèrent le plus. 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 22:21

L’idée d’une date à leur origine n’effleurait pas les sociétés souches. Elle eût parue grotesque.

De toutes les civilisations, elles furent les plus durables.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 10:05

Développement durable ? Il s’agirait donc de changer constamment, comme si le progrès ne pouvait se réaliser autrement que dans le sempiternel bouleversement, la casse constamment réitérée de tout repère technique, social et culturel.

C’est bien à ce point que se dévoile l’ineptie du concept : il n’est que la traduction verdie et politiquement correcte de cet acmé de l’ âpreté et de l’avidité qu’on nomme aujourd’hui économie qui consiste à casser tout et toujours pour d’une part remplacer des objets par d’autres objets afin de maintenir le cercle vicieux de la cupidité (les profits), à susciter d’autre part des besoins artificiels en nombre croissants, mais surtout à briser toute barrière morale afin de conquérir de nouveaux territoire commerciaux (vendre des organes, des ventres porteurs), à briser enfin les résistances dont la colonne vertébrale et la force proviennent justement des valeurs morales. L’homme commencera son destin humain le jour où il comprendra l’ineptie du « développement durable » et prendra conscience que le désirable est le progrès vers la stabilité.

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